La Loi Haby (La réforme Haby), qui doit son nom au ministre français de
l'Éducation nationale René Haby est une loi française du 11 juillet 1975.
Elle prévoit notamment la mise en place d'un « Collège pour tous » (le « secondaire
») en continuité de l'« École pour tous » (le « primaire »). C'est la raison pour laquelle on parle dès lors de « collège unique ».
La Loi Haby termine le processus de démocratisation de l'enseignement, initié par
les lois votés sous Jules Ferry dans les années 1880. La loi prévoit la gratuité des études au collège, indispensable alors que l'âge légal de la fin de l'obligation scolaire est à 16 ans depuis
1959 (réforme Berthoin)
Les disciplines qui sont enseignées au collège sont tant intellectuelles que
physiques. L'homogénéisation du contenu des disciplines permet une homogénéisation des connaissances des élèves français.
Parmi les autres dispositions, la loi Haby reconnaît pour la première fois la notion
de «communauté éducative » réunissant les élèves, les enseignants, les personnels non enseignants et les parents d'élèves.
Elle favorise l'enseignement des langues régionales en prévoyant qu'elles pourront
être étudiées tout au long de la scolarité.
La loi établit aussi que l'architecture scolaire doit jouer un rôle
pédagogique.
Articles :
Article 4 : "Tous les enfants reçoivent dans les collèges une formation
secondaire. Celle-ci succède sans discontinuité à la formation primaire en vue de donner aux élèves une culture accordée à la société de leur temps. Elle repose sur un équilibre des disciplines
intellectuelles, artistiques, manuelles, physiques et sportives et permet de révéler les aptitudes et les goûts".
Article 7 : "Des aménagements particuliers et des actions de soutien sont
prévues au profit des élèves qui éprouvent des difficultés"
Remarque :
À noter qu’ à la fin de la 3ème → soit enseignement général (lycée
général)
→ soit
enseignement général plus technique dans des lycées professionnelles