Catherine Tauveron


Profession : Professeur IUFM de Bretagne-UBO – Enseingante chercheuse Littérature-Littérature jeunesse, elle a participé à l'élaboration des programmes de 2002 mais s’oppose sévèrement aux programmes de 2008.

Période : Contemporaine

Idées :
La place de la littérature de jeunesse
Si la littérature n'est pas vraiment un nouvel objet, les textes officiels (2002) demandent de la considérer d'une manière neuve, à la fois comme le lieu d'instauration d'une culture commune, comme un lieu ouvert d'exploration active, de partage et d'échange des fruits de l'exploration, comme un lieu de mise en forme de l'expérience humaine. Elle appelle à considérer la littérature  à le considérer comme un objet artistique.
Catherine Tauveron montre le changement de perspective attendu des maîtres pour lutter contre l'illettrisme. Elle propose de réfléchir sur la lecture littéraire et la lecture en réseaux. Pour C. Tauveron, il faut intéresser les maîtres à l'aventure du langage au-delà de l'aventure des personnages, développer chez eux une attention esthétique, celle qu'ils accorderaient naturellement à une peinture, me paraît être un objectif majeur de la formation : c'est sur ce point qu'ils sont manifestement le plus démunis.
Le sujet lecteur doit bien considérer la lecture littéraire comme une activité de résolution de problème de compréhension et éventuellement d’interprétation, supposant les attitudes majeures que sont « l’esprit d’initiative, l’autonomie et la créativité». (il s’agit bien de passer « du texte interrogé au texte qui interroge », Th. Aron).  Il doit donc savoir, sur le plan cognitif :  « éprouver la résistance du réel », en l’occurrence la résistance du texte  soumis à lecture,  « identifier un problème et mettre au point une démarche de résolution », « comprendre qu'un effet peut avoir plusieurs causes agissant simultanément, percevoir qu'il peut exister des causes non apparentes ou inconnues », « mettre à l'essai plusieurs pistes de solution »,  « savoir observer, questionner, formuler une hypothèse » , pour valider cette hypothèse « rechercher l'information utile, l'analyser, la trier, la hiérarchiser, l'organiser».

•    Dans le dialogue privé avec le texte, le sujet lecteur doit bien considérer la lecture littéraire comme une activité de résolution de problème de compréhension et éventuellement d’interprétation, supposant les attitudes majeures que sont « l’esprit d’initiative, l’autonomie et la créativité ». (il s’agit bien de passer « du texte interrogé au texte qui interroge », Th. Aron).  Il doit donc savoir, sur le plan cognitif :  « éprouver la résistance du réel », en l’occurrence la résistance du texte  soumis à lecture,  « identifier un problème et mettre au point une démarche de résolution », « comprendre qu'un effet peut avoir plusieurs causes agissant simultanément, percevoir qu'il peut exister des causes non apparentes ou inconnues », « mettre à l'essai plusieurs pistes de solution »,  « savoir observer, questionner, formuler une hypothèse » , pour valider cette hypothèse « rechercher l'information utile, l'analyser, la trier, la hiérarchiser, l'organiser ».
 
•    Dans le dialogue public des lecteurs autour du texte, la socialisation des expériences de lecture, chacun doit (sait) : « rendre compte de sa lecture », « prendre part à un débat » , « distinguer ce dont on est sûr de ce qu'il faut prouver » et dans ce qui est à prouver, « le probable ou l'incertain », ce  qui doit permettre de classer les hypothèses en fonction de leur degré de plausibilité,  « savoir communiquer et  travailler en équipe, ce qui suppose savoir écouter, faire valoir son point de vue, négocier, rechercher un consensus » (quand le consensus est possible ou incontournable), « savoir construire son opinion personnelle et pouvoir la remettre en question, la nuancer » (par la prise de conscience de la part d'affectivité, de l'influence de préjugés, de stéréotypes),  « identifier, expliquer, rectifier une erreur ».

•    Sur le plan affectif, émotif, il sait « dire ses émotions, ses impressions », ce qui signifie que la littérature est reconnue comme le lieu d’expériences intimes. Sur le plan esthétique, il manifeste « un intérêt  pour la langue », un « goût pour les sonorités, les jeux de sens, la puissance émotive de la langue », il faire « la distinction entre produits de consommation culturelle et œuvres d’art ». Sur le plan éthique, philosophique, il sait faire preuve de jugement et d'esprit critique, ce qui suppose  qu’il sait « évaluer la part de subjectivité ou de partialité d'un récit »; « soumettre à critique l'information et la mettre à distance », « distinguer virtuel et réel », en l’occurrence fiction et réalité. Sur le plan culturel, il sait situer dans le temps les événements, les oeuvres littéraires ou artistiques, et  les mettre en relation avec des faits historiques ou culturels utiles à leur compréhension (il sait donc « mettre en relation les acquis des différentes disciplines et les mobiliser », dans la discipline proprement dite, mettre en relation les œuvres lues, organiser sa bibliothèque intérieure selon le principe, développé par les programmes, de la lecture en réseau). Au terme de l’étude il s’approprie le texte et « sait le dire de mémoire ».

Ouvrages et articles:
•    Comprendre et interpréter le littéraire à l'école et au-delà - INRP - 2001
•    Lire la littérature à l'école. Pourquoi et comment conduire cet apprentissage spécifique ? De la GS au CM - Hatier pédagogie - 2002
•    L'Aventure littéraire dans la littérature de jeunesse. Quand le livre, l'auteur et le lecteur sont mis en scène dans le livre - CRDP de Grenoble - 2002
•    Des "pratiques d'évaluation" aux "pratiques de révision" : quelle place pour l'écriture littéraire ?- Repères N°13 - page 191 à 210 - 1996
•    Comprendre et interpréter le littéraire à l'école : du texte réticent au texte proliférant. - Repères N°19 - page 9 à 38 - 1999
•    30 ans de recherches sur l'écriture par les équipes Français 1er degré de l'INRP. Constantes et glissements et après ? - Repères N°20 - page 57 à 78 - 2000

Citations :
"La lecture de la littérature à l'école ne doit pas avoir de chemins balisés. Buissonnière, elle se doit d'explorer tous les modes de contact et d'appropriation."
Il s'agit d'attirer l'attention des élèves sur des indices qui pourraient autrement passer inaperçus et mettre les indices prélevés au service d'une activité d'interprétation fine »
 
Sources: Nombreuses... Dont Wikipédia, Le café péda

Présentation

  • : ++ CRPE ++
  • : 07/07/2009
  • : J'ai prévu pour ce blog de partager le maximum des infos qui m'ont aidées dans ma propre préparation et permises d'obtenir (fraichement) ce concours. Il n'y aura pas de chronologie mais plutot des thèmes. Je m'organise au plus vite pour tout mettre en ligne et faire de ce blog un outil utile tout au long de votre préparation.

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