Période (1832-1893)
(Cf wikipedia Jules FERRY et lois jules FERRY.)
Jules Ferry, est un homme politique français. Plusieurs décennies après sa mort, le ministre, promoteur de l’œuvre scolaire de la Troisième République, est devenu une figure emblématique de la
laïcité française. Il fait partie des rares hommes politiques pères fondateurs de l’identité républicaine en France. Il a rendu l’instruction obligatoire et l’enseignement laïc, ce que certains
résument en « école gratuite, laïque et obligatoire ». Parallèlement, Jules Ferry se montre un partisan actif voire zélé de l'expansion coloniale française.
Nommé ministre de l'Instruction publique du 4 février 1879 au 23 septembre 1880,il attache son nom aux lois scolaires. Ses premières mesures sont :
• collation des grades universitaires retirée à l'enseignement privé (12 mars 1880)
• dispersion des congrégations religieuses non autorisées (29 mars 1880)
Par ailleurs, il nomme Ferdinand Buisson directeur de l'enseignement primaire en 1879.
LOIS FERRY :
Les lois Jules Ferry sont une série de lois sur l'école primaire votées en 1881-1882 sous la Troisième République, qui rendent l'école gratuite (1881), l'éducation obligatoire et l'enseignement
public laïque (1882).
La loi de 1881, nommée d'après le ministre de l'Instruction publique Jules Ferry, rend l'enseignement primaire public gratuit, ce qui permit de le rendre ensuite obligatoire par la loi de 1882,
qui impose également un enseignement laïc dans les établissements publics. Jules Ferry élabore aussi quelques lois concernant l'éducation des femmes.
Les lois de l'enseignement de Jules Ferry sont aussi fondées sur la conviction qu'une éducation permet l'introduction progressive des idées républicaines dans les régions de France les plus
isolées.
Les lois Ferry, à la base de la « République des instituteurs » ont pour conséquence une scolarisation quasi-complète — donc une alphabétisation — des enfants français, s'inscrivant ainsi dans le
projet des Lumières d'émancipation du peuple souverain.
L'enseignement est donné en français, diffusant ainsi à l'échelle du territoire national l'usage d'une même langue. Tout enseignement dans les langues locales (que ce soit le breton, l'auvergnat
ou l'arabe et le kabyle en Algérie, annexée en 1848), qualifiées de « patois », était interdit. En ceci, l'école laïque, gratuite et quasi-obligatoire a été, avec la conscription, l'un des
instruments essentiels de « nationalisation de la société » par l'État, ou encore de formation de l'État-nation français.
Thème à relier : laïcité en France et à l’école.